Politiques territoriales et actions citoyennes locales

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Les collectivités territoriales, qu’ils s’agissent des communes, des intercommunalités, des départements ou des régions, et les territoires de projets prennent des décisions dans des domaines tels que les déplacements, l’agriculture, l’énergie, l’urbanisme et l’habitat. Ceux-ci ont une influence significative sur les émissions de gaz à effet de serre des territoires. Le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental des Experts Climatiques (GIEC) confirme cette évidence en rappelant que 50 à 70 % des mesures d’atténuation et d’adaptation ont vocation à être « mises en œuvre à l’échelon infranational » et ce indépendamment du niveau de compétence dévolu et décentralisé aux collectivités locales.

Pourtant, une partie des élus semble clairement réfractaire aux dérèglements et doit encore être convaincue des apports territoriaux de la transition énergétique. D’autres sont volontaires, mais ont besoin d’exemples, d’outils et de méthodes pour lutter contre les dérèglements climatiques au niveau local. Enfin, les citoyens se sentent souvent éloignés, voire sont écartés de ces décisions politiques, alors qu’elles les concernent au premier plan et qu’ils doivent en être les acteurs.

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50 à 70 % des mesures d’atténuation et d’adaptation aux dérèglements climatiques ont vocation à être « mises en œuvre à l’échelon infranational » selon le GIEC.
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Les villes françaises sont responsables de 67 % des émissions de gaz à effet de serre nationales et les 10 plus grandes métropoles françaises regroupent 20 % de la population nationale et représentent 16% des émissions nationales de gaz à effet de serre.
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Les transferts de compétences ont considérablement accru le rôle des collectivités dans de nombreux secteurs concernés par la problématique des dérèglements climatiques, notamment depuis 2015 et la loi NOTRe. Ainsi, si les objectifs globaux de réduction des émissions françaises de gaz à effet de serre sont fixés aux niveaux national et européen, ce sont donc bien les échelons locaux qui doivent réellement mettre en œuvre la lutte contre les dérèglements climatiques sur le terrain et devenir les principaux acteurs de la révolution énergétique attendue !

La généralisation progressive des Plans Climat Air Energie Territorial (PCAET), les nouveaux schémas régionaux transversaux et les mesures visant à faciliter le développement des énergies renouvelables ou à diminuer la place des voitures en ville sont autant de leviers existants pour l’ensemble des échelles de territoires et des secteurs impactant le climat. Cependant, si les ingrédients de base sont là, reste à y ajouter une bonne dose de volonté politique afin que les territoires soient exemplaires et “champions” du climat. Les citoyens, qui ont un rôle à jouer auprès de leurs élus, peuvent se mobiliser pour cela.

La campagne Alternatives Territoriales

Nous pouvons engager la transition écologique sur nos territoires ! La campagne Alternatives Territoriales, portée par le Réseau Action Climat et Alternatiba accompagne des collectifs locaux dans une démarche de plaidoyer local auprès de leurs élus : proposer des solutions, rehausser les ambitions, coconstruire les politiques locales, voilà les enjeux principaux de ce projet lancé en 2017.

En savoir plus
20 000
Au delà de 20 000 habitants, les intercommunalités devront mettre en oeuvre un Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) à partir de 2018.
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50 % des émissions de gaz à effet de serre sont directement issues des décisions prises par les collectivités territoriales, concernant leur patrimoine (bâtiment, éclairage public…), leurs compétences (transports, déchets, distribution d’énergie et de chaleur…) et via les effets indirects de leurs orientations en matière d’habitat, d’aménagement, d’urbanisme et d’organisation des transports.