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Parce que les impacts des changements climatiques sont ressentis partout dans le monde, les pays doivent coopérer à l’échelle internationale pour trouver ensemble des solutions politiques. En 1992, les pays membres des Nations Unies ont adopté une convention internationale sur le climat, avec pour objectif de maîtriser les émissions de gaz à effet de serre et ainsi lutter contre les conséquences des dérèglements climatiques. Depuis, les 195 pays membres de la convention se réunissent chaque année lors d’une “conférence des parties”, la COP.

En décembre 2015, les chefs d’États et de gouvernements se sont mis d’accord pour adopter le premier accord universel sur le climat, lors de la COP21 à Paris. Cet accord engage tous les pays à limiter le réchauffement global sous la barre des 2°C, et à tendre vers 1,5°C. Il prévoit aussi que les pays les plus riches soient solidaires envers les plus pauvres, en les aidant à s’adapter aux impacts croissants et à développer les énergies renouvelables.

La COP21 était un point de départ indispensable pour renforcer la lutte contre les changements climatiques. Mais les promesses des pays sont encore insuffisantes : elles mettent la planète sur la voie d’un réchauffement de plus de 3°C d’ici à la fin du siècle. C’est pour cela qu’ils doivent agir dès maintenant pour amplifier et concrétiser les promesses faites à Paris.

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En 2030, les pays devront dépenser chaque année 300 milliards de dollars / an pour s’adapter aux effets négatifs des changements climatiques, même si les objectifs de l’accord de Paris sont remplis.
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L’accord signé à la COP21 stipule que 195 pays visent désormais une limitation de la hausse de la température “bien en deçà de 2°C”, en faisant tous les efforts pour la maintenir “en deçà de 1,5°C”.
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COP21

Pour éviter de dépasser le seuil des 1,5°C de réchauffement global, les 5 prochaines années sont cruciales. Les pays, au premier rang desquels la France, doivent donc transformer immédiatement les engagements pris lors de la COP21 en plans nationaux concrets de transition énergétique, pour sortir des énergies fossiles et développer les énergies renouvelables. Les gouvernements peuvent aussi utiliser les espaces de discussions internationaux (tels que l’ONU, le G7 ou le G20) pour créer de nouveaux partenariats et ainsi amplifier la dynamique de l’accord de Paris. La bonne nouvelle, c’est que cette dynamique est déjà forte dans l’économie réelle : à l’échelle mondiale, il y a désormais plus d’investissements dans les énergies renouvelables que dans les énergies polluantes. Mais c’est loin d’être suffisant : les gouvernements devraient annoncer avant 2020 des objectifs de réductions d’émissions de gaz à effet de serre encore plus ambitieux, et les mettre en œuvre encore plus rapidement.

Enfin, il est indispensable d’aider les populations les plus vulnérables à faire face aux impacts du dérèglement climatique, dont elles sont les moins responsables et pourtant les premières victimes. Les pays riches ont promis de fournir 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 pour répondre à ces besoins. Pour atteindre cet objectif, les pays développés  doivent être plus solidaires et faire en sorte que les financements soient adéquats, prévisibles et durables, par exemple en mettant en place des financements innovants comme la taxe sur les transactions financières.

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53 % des nouveaux investissements dans les capacités de production d’électricité sont allés vers les énergies renouvelables en 2015.
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Les pays riches se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars / an d’ici à 2020 pour aider les pays les plus pauvres à faire face aux impacts des changements climatiques.
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