Agriculture et alimentation

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Épandage de produits phytosanitaires

Le système agricole et alimentaire représente un tiers des émissions territoriales françaises. Ce chiffre regroupe les émissions de gaz à effet de serre liées :

  • à la production agricole sur le territoire français (élevage, épandage d’engrais azotés, serres et engins agricoles, etc.).
  • au système alimentaire français (transformation alimentaire, commerce des biens alimentaires, fabrication des emballages et gestion des déchets, transports et réfrigération).
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L’alimentation représente environ ⅓ des émissions de gaz à effet de serre des Français

Le système agricole et alimentaire industriel est fortement importateur et utilisateur d’intrants (produits phytosanitaires, engrais azotés de synthèse, alimentation pour les animaux, etc.), ce qui accroît ses émissions de gaz à effet de serre. En revanche, les systèmes agricoles et alimentaires les plus écologiques (utilisant peu de produits chimiques, autonomes, bio, etc.) sont moins émetteurs de gaz à effet de serre. Ce sont aussi ces modèles qui sont les plus vertueux pour la santé de la population, la protection des sols, de l’eau, de l’air et de la biodiversité et la résilience des agriculteurs face aux aléas climatiques et économiques.

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L’objectif inscrit dans le texte de la stratégie nationale bas carbone est de diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole d’ici à 2050.
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Un faible mangeur de viande (50 g par jour) émet 1,5 fois moins de gaz à effet de serre qu’un gros mangeur de viande (100 g par jour). Un végétarien émet près de 2 fois moins.

Pour atteindre l’objectif de division par 2 des émissions du secteur de l’agriculture, une transition écologique de notre système agricole et alimentaire sera nécessaire. Cette transition devra reposer sur deux piliers :

Premièrement, une transition alimentaire, pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et améliorer notre santé.

Cette transition alimentaire devra à la fois comprendre une évolution du régime alimentaire (moins de viande et de produits laitiers, davantage de végétaux, de légumes secs et de fruits secs, moins de sucre et produits gras et plus de variété), un plus grand recours à des aliments de qualité (bio, label rouge, appellation d’origine protégée, etc.) mais aussi davantage de produits locaux et de saison, moins d’emballages et de gaspillage alimentaire, etc. Elle pourra se faire grâce à une meilleure information des consommateurs, des politiques ambitieuses dans les restaurations collectives, des initiatives dans les restaurants, les territoires, etc. De telles réorientations seront à même de soutenir les acteurs des filières de qualité.

Deuxièmement, une transition agricole écologique. Cette transition se fera grâce à l’évolution des pratiques des agriculteurs (moins d’engrais azotés de synthèse, développement des légumineuses telles que les lentilles, les haricots ou encore la féverole, gestion des déjections animales, etc.) mais surtout à travers une évolution profonde de notre système agricole : recherche de l’autonomie pour l’alimentation animale, mixité des cultures dans les territoires, conversions en agriculture biologique, etc. Ces évolutions pourront se faire grâce à un bon accompagnement des agriculteurs, des aides ciblées, une position forte de la France pour la future Politique agricole commune, etc.

60 à 70 %
À l’échelle d’une culture, les légumineuses permettent de réduire de 60 à 70 % les émissions de gaz à effet de serre.
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