Sondage à Marseille : misons sur le vélo à l’heure du coronavirus !

À la suite des élections municipales et des nouveaux aménagements urbains mis en place pour faire face à la crise sanitaire actuelle, le Réseau Action Climat a interrogé les habitant.e.s des 3 plus grandes métropoles françaises sur ces nouvelles mesures et leurs pérennisation.

B-Marseille

Le constat est sans appel : ils sont prêts et soutiennent les nouvelles pistes cyclables (appelées coronapistes) et les terrasses de café aménagées sur des places de parking. Le Réseau Action Climat appelle les maires nouvellement élu.e.s à s’engager pour la prolongation de ces aménagements et à amplifier le mouvement sans attendre.

Des urbain.e.s séduit.e.s par de nouveaux aménagements conciliant distanciation physique et qualité de vie 

L’année 2020 et surtout la crise sanitaire ont forcé les pouvoirs locaux à repenser l’organisation de l’espace urbain en aménageant  de nouvelles pistes cyclables sur des grands axes de déplacement (Canebière, Blancarde ou encore Boulevard de Paris etc.). A noter toutefois que certains aménagements (avenue du Prado par exemple) ont été enlevés quelques jours seulement après leur installation et ce malgré la contestation de nombreux cyclistes et associations vélo. Trois mois après ces installations, les habitant.e.s de la métropole Aix-Marseille-Provence les plébiscitent et demandent leur pérennisation. 88 % des interrogé.e.s (dont 42 % de tout à fait favorables) se sont prononcés en faveur de la pérennisation des 9 km (à date du sondage) de pistes cyclables provisoires mis en place pour faire face à la crise sanitaire.

Le vélo, un moyen de transport à soutenir au-delà des aménagements provisoires

A noter, parmi les interrogé.e.s des 3 métropoles, c’est au sein de la métropole Aix-Marseille-Provence que le soutien à la pérennisation des aménagements cyclables provisoires est le plus fort (88 %). Le soutien des habitant.e.s de la métropole Aix-Marseille-Provence va au-delà de la simple pérennisation de ces aménagements mis en place provisoirement. On retrouve également une forte adhésion (70 %) à la limitation de la place de la voiture en ville et au développement d’une politique cyclable plus ambitieuse. Enfin, 72 % des habitant.es de la métropole souhaitent voir installer les nouvelles pistes cyclables sécurisées  sur la chaussée et séparées des voitures plutôt que sur les trottoirs.

Les interrogé.e.s voient le vélo comme un moyen de transport pour toutes et tous. En effet, les résultats de ce sondage sont sans ambiguïté, le vélo n’est pas perçu comme limité à quelques privilégiés :

  • Les catégories populaires sont celles qui se prononcent le plus en faveur (91 %) de la  pérennisation des pistes cyclables ;
  • Ce sont aussi les catégories populaires qui se prononcent le plus en faveur  d’une politique de limitation de la place de la voiture en ville à l’avantage d’une politique cyclable ambitieuse (75%).

À la maire et à la présidente de la métropole de répondre à ces nouvelles demandes de mobilité

Ce sondage montre un soutien fort à des mesures locales pour repenser la mobilité de demain à l’heure du covid-19 et de la crise climatique. Pour le Réseau Action Climat, la maire et la présidente de la métropole doivent désormais démontrer le sérieux de leur réponse à ces crises.

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