Moins et Mieux de produits d’origine animale, pour sortir des crises de l’élevage et du climat

L’agriculture, l’alimentation et leur impact sur le climat sont d’actualité: La loi climat et résilience ou le Plan stratégique national, déclinaison française de la Politique Agricole Commune PAC, sont des occasions pour la France de donner une chance au secteur agricole d'honorer ses objectifs climatiques et de soutenir les agriculteurs

L’agriculture, 2ème secteur émetteur de gaz à effet de serre en France, est engagée, par la stratégie nationale bas carbone, à diviser ses émissions par deux d’ici 2050. La mutation de l’élevage est l’un des deux principaux leviers.  Elle doit passer par un meilleur accompagnement des éleveurs vers un élevage plus durable et résilient, une division par au moins deux de la consommation des produits d’origine animale et une réduction équivalente du cheptel, prioritairement celui des élevages industriels.

Le Réseau Action Climat publie aujourd’hui ses recommandations “Moins et Mieux, un élevage et une consommation de produits animaux respectueux de la planète

Les bénéfices du “Moins et Mieux”

Les éleveurs subissent aujourd’hui de plein fouet les agrandissements prédateurs des élevages les plus industriels, la baisse globale de la consommation de viande et le recours croissant à des produits transformés à base de viande de mauvaise qualité souvent importés. La situation peut pourtant évoluer en leur faveur si elle est accompagnée par les politiques publiques adéquates, en soutenant une production française tournée vers une viande de qualité.

Le “Moins et Mieux” c’est d’une part sortir des élevages industriels, polluants  et dépendants des importations de soja, et d’autre part soutenir les élevages durables, intensifs en emplois, et résilients face aux crises économiques et climatiques. C’est aussi soutenir la production de fruits et légumes frais et de légumes secs, allant ainsi dans le sens des dernières recommandations nutritionnelles. La solution du “Moins et Mieux”, c’est ainsi sortir par le haut de ces crises délétères en allant vers moins de cheptel mais plus d’éleveurs et plus de santé pour tous.

Des mesures ambitieuses à mettre en place

Cette vision gagnant-gagnant doit être mise en œuvre, concrètement, via l’application de politiques et mesures dès maintenant :

> Dans la loi climat et résilience, qui sera présentée en conseil des ministres le 10 février prochain :

  • Mettre en place l’alternative végétarienne chaque jour ou deux menus végétariens par semaine d’ici 2025 dans toute la restauration collective ;
  • Interdire les nouvelles constructions ou agrandissements des élevages les plus industriels et polluants.

> Dans le Plan stratégique national en cours d’élaboration :

  • Recentrer les aides couplées aux élevages les plus durables et résilients ;
  • Affirmer un soutien fort aux prairies avec la création d’un système de Paiements pour Services Environnementaux (PSE) “prairie” ;
  • Renforcer le soutien aux légumes secs et aux fruits et légumes frais via les aides couplées

Le projet de loi climat et résilience et le Plan stratégique national constituent les dernières chances pour le gouvernement d’engager le secteur agricole dans une transition favorable au climat, aux emplois, à la santé et aux territoires via une trajectoire du “Moins et Mieux”.

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