Journal de bord en direct de la COP26

En direct de Glasgow, Aurore Mathieu, responsable des politiques internationales au Réseau Action Climat, partage son journal de bord des points marquants de la COP26. Accessibilité des négociations, finance climat, mauvais élèves des négociations : suivez la COP comme si vous y étiez.

Après une année 2020 sans COP pour cause de pandémie, la COP26 était particulièrement attendue. 5 ans après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris et quelques mois après la publication du nouveau rapport du GIEC, les regards du monde entier sont braqués sur les négocations du Sommet de Glasgow. Aurore Mathieu, en charge des politiques internationale au Réseau Action Climat est présente à la COP en tant qu’observatrice. Elle peut donc assister aux négociations… sans prendre la parole. Son objectif ? Rencontrer les délégations nationales en amont pour les convaincre de prendre des positions ambitieuses pour le climat.

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4 badges… pour 1500 ONG

Crachin écossais et tests COVID sont les deux premières barrières à passer pour accéder au bâtiment hébergeant la COP26. Une fois ces deux étapes franchies, c’est non sans surprise qu’Aurore découvre que l’accès aux salles de négociations est conditionné par un badge. Le Réseau Action Climat International, représentant 1500 organisations… disposait donc 4 badges pour y accéder.

En pleine pandémie, l’accès à cet événement devant accueillir près de 15.000 personnes était déjà rédhibitoire pour de nombreux pays durement atteints par le COVID-19, qui pose la question de la représentation des pays du Sud dans les négociations.

Ce fonctionnement par badge, décidé en dernière minute par le Royaume-Unis de façon unilatérale, lui a valu dès le 2er jour de la COP le titre de « Fossil of the day » par les ONG présentes à Glasgow pour l’organisation désastreuse de cet événement international.

La Finance Climat, enjeu majeur de la COP26

Alors que les pays les plus riches avaient promis 100 milliards de dollars  par an d’ici 2020 pour aider les pays du Sud à faire face aux impacts du changement climat, 20 milliards manquent encore à l’appel.

La journée du 3 novembre étant dédiée la question du financement climat, Aurore fait le point sur les enjeux et les demandes de la société civile envers les pays les plus riches, et les plus pollueurs. Découvrez son témoignage.

La France sur le podium des « Fossils of the Day »

Le « Fossil of the Day » est une récompense parodique remise par les 1500 ONG membres du Réseau Action Climat International (CAN-intl) chaque jour à 3 Etats qui font leur maximum pour en faire le moins pour le climat… Autrement dit, les plus mauvais élèves de la COP26.

Le 3 novembre, la France a décroché une place sur la deuxième place du podium. Si le trophée est parodique, le motif d’obtention lui est tout à fait sérieux. Concernant la France, c’est sa diplomatie volontariste pour pousser à l’inclusion du gaz fossile et du nucléaire dans la taxonomie européenne, un ensemble de mesures visant à définir ce qu’est un investissement vert, qui lui a valu ce prix.

Après un taulé, fin des tickets pour restreindre l’accès aux salles des négociations

Justement, ce système de ticket mentionné plus haut avait valu le « Fossil of the Day » de la COP26 au Royaume-Uni, pour son organisation désastreuse de l’événement. Les observateurs et observatrices, dont le Réseau Action Climat fait partie peuvent à présent accéder aux salles des négociations pour suivre les échanges entre les différentes délégations étatiques présentes.

L’occasion pour Aurore Mathieu de revenir sur une journée type pour un.e membre de la société civile à la COP. Coordination entre les organisations, suivi des négociations et plaidoyer auprès de la délégation française : retrouvez le journal de bord d’Aurore sur le site de l’Agence Parisienne du Climat

En détail : retrouvez nous sur twitter !

Curieux de suivre l’avancement des négocitations de la COP 26 ? Rendez-vous sur twitter, où nous alimentons quotidiennement un fil avec les interventions de nos organisations membres présentes à Glasgow.

Une deuxième semaine haute en attentes

Méthane, sortie des fossiles, finance climat… Après une flopée d’annonce qui a ponctué la première semaine de la COP26, il s’agit pour cette seconde de traduire ces annonces en propositions concrètes à inscrire dans le texte final de la COP, qui sera rendu publique dès la clôture.

Mais ce n’est pas tout : en retenant l’attention politique et médiatiques, la succession d’annonces de la part des chef.fe.s d’Etat ont fait prendre du retard aux négociations. Les sujets restant à traiter sont pourtant structurants, notamment concernant la finance climat des pays riches à destination des pays en développement, et le fonctionnement des marchés carbones, qui présente des enjeux de respect des droits humains.

Après la mobilisation mondiale de samedi en faveur de la Justice Climatique et d’une rehausse générale de l’ambition climatique, nous attendons de nouveaux engagements de la part des Etats signataires de l’Accord de Paris pour maintenir en vie l’ojectif de maintenir le réchauffement à +1,5°C d’ici 2100.

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