CO2 DES VOITURES : DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR RENFORCER LES NORMES EUROPÉENNES

Lundi 17 décembre, l’Union Européenne entamera la dernière étape du processus législatif sur les futures normes de CO2 des véhicules légers. La France, dont la position s’est dégradée au fur et à mesure des négociations, joue sa crédibilité pour que l’industrie automobile participe à la transition face à l’urgence sociale et climatique.

Les émissions de CO2 des voitures neuves ne baissent plus en usage réel
Les émissions de CO2 des voitures neuves ne baissent plus en usage réel

Depuis plus d’un an, Le Réseau Action Climat décrypte l’évolution de la proposition réglementaire visant à définir les futures normes de réduction des émissions de CO2 qui s’appliqueront aux véhicules légers (voitures et camionnettes) neufs mis sur le marché à partir de 2021.

Pour rappel, les transports représentent la première source d’émissions de CO2 en France et en Europe. Des objectifs de réduction contraignants d’au moins 35% en 2025 et 70% en 2030 par rapport à 2021 auraient dû être fixés pour être en ligne avec l’objectif de l’accord de Paris de limiter la hausse des températures à 2 degrés et 1,5 degrés autant que possible.

Le Parlement les Etats ont successivement donné leurs positions. Lundi, ils devront se mettre d’accord sur le texte final. Le Parlement pousse pour plus d’ambition, mais certains Etats freinent des quatre fers. Restent en jeu les niveaux de réduction des émissions de CO2 requis pour 2025 et 2030, mais également la conservation ou la suppression de nombreux dispositifs supposés « incitatifs » introduits par les Etats pour les constructeurs mais en réalité purement dérogatoires, dont certains soutenus par la France.

La mise en place de normes ambitieuses n’est pas que bénéfique d’un point de vue climatique, elle est également impérative pour le pouvoir d’achat des ménages : la consommation moyenne d’une voiture a diminué seulement d’un litre aux 100 km en plus de 10 ans et les constructeurs rivalisent de tricheries sur les contrôlent réalisés lors des tests d’homologation, mettant sur le marché des véhicules beaucoup plus consommateurs d’énergie et polluants dans la réalité. Afin de respecter les engagements pris par la France et l’Europe en matière de réduction des gaz à effet de serre mais aussi de défendre davantage le pouvoir d’achat des ménages face à la hausse inéluctable des prix des carburants, le gouvernement français doit peser de tout son poids lors de cette dernière ligne droite.

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