Vote du Parlement européen sur les futures normes européennes d’émission de CO2 des véhicules légers

Notre réaction

Le Parlement européen, réuni en plénière à Strasbourg, s’est prononcé aujourd’hui sur les futures normes européennes d’émission de CO2 des véhicules légers qui s’appliqueront après 2020, en renforçant l’ambition des propositions très insuffisantes de la Commission européenne.

Le Parlement a adopté des seuils de réduction des émissions des voitures neuves de 20 % en 2025 et 40 % en 2030 (par rapport à 2021), en associant au bonus pour les quotas de voitures électriques l’imposition d’un malus permettant d’assurer une valeur contraignante aux objectifs de réduction fixés.

Il a également tiré les leçons du dieselgate en validant le principe d’un test en conditions réelles de conduites, pour résorber l’écart entre la consommation réelle et la consommation officielle de carburant.

S’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, le respect de l’Accord de Paris nécessite des objectifs de court terme plus élevés, en vue d’une réduction des émissions de CO2 des véhicules légers d’au moins 70 % à l’horizon 2030.

Ce vote intervient alors que le Président de la République semble prêt à céder aux constructeurs automobiles une baisse des objectifs réglementaires en leur proposant un « deal » au rabais.  La France se rapprocherait ainsi de l’Allemagne, dont les positions sont soutenues par les constructeurs automobiles et contradictoires avec les engagements pris sur le climat. Le Réseau Action Climat dénonce une telle entente qui, si elle était confirmée, viendrait remettre en question les avancées entérinées par le Parlement européen.

Alors que l’actualité scientifique sur le climat nous rappelle l’urgence d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Réseau Action Climat exhorte le gouvernement français à ne pas céder aux sirènes des lobbies automobiles. Il doit renforcer son ambition pour développer des véhicules véritablement moins polluants et plus économes pour les consommateurs, en vue du Conseil des Ministres du l’UE, qui se prononcera le 9 octobre.

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