Réaction au Conseil des ministres européens de l’environnement

Au lendemain du rapport du GIEC qui a appelé les Etats à sortir de l’apathie face au changement climatique, les ministres européens de l’environnement ouvrent le débat sur de nouveaux objectifs climatiques européens, mais échouent à aligner les instruments avec l’impératif de drastiquement réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Le débat s’ouvre sur l’ambition climatique en Europe

La position de 15 Etats, dont la France, en faveur d’objectifs climatiques européens plus élevés ouvrent enfin le débat sur l’ambition climatique en Europe.

Le Réseau Action Climat appelle les dirigeants européens à se saisir de ce premier pas et à définir un nouvel objectif climatique qui soit compatible avec l’impératif de limiter la température planétaire à 1,5°C. Pour cela, ce dernier devra aller au-delà de -55% de réduction de gaz à effet de serre en 2030. Il permettra de mettre l’Europe sur la trajectoire de zéro émission nette d’ici 2050, comme le préconise le rapport du GIEC.

En revanche, le Réseau Action Climat déplore l’attitude de certains Etats, en particulier la Pologne, pourtant hôte de la COP 24, qui a divisé le Conseil faisant le choix d’un statu quo dangereux pour le climat et les Européens.

Opportunité manquée sur les normes de CO2 des véhicules

Les Etats membres actent des objectifs faibles qui traduisent un ralentissement du rythme de réduction des émissions CO2 des voitures neuves par rapport à la règlementation actuelle. La France, qui s’est positionnée en début de négociations pour une relève des propositions de la Commission européenne, ne s’est pas opposée à l’adoption de ce compromis qui remet en cause la capacité de l’Union européenne à relever son ambition climatique.

L’ouverture imminente des trilogues avec le Parlement européen doit permettre un sursaut en faveur du respect des engagements de la France et de l’Union européenne.

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