Zones à faibles émissions : un premier pas vers la sortie du diesel et de l’essence pour retrouver un air plus sain

La signature du pacte entre l’État et les collectivités visant à mettre en place des zones à faibles émissions dans 15 villes de France, pour répondre aux contentieux sur la pollution de l’air, est une première pierre indispensable à la lutte contre la pollution de l’air, causée en grande partie par les transports routiers.

Le Réseau Action Climat salue en particulier les engagements pris par certaines villes pour inclure les voitures les plus polluantes dans les zones à faibles émissions, en plus du transport de marchandises (Métropole du Grand Paris, Toulouse, Montpellier, Strasbourg…). Ces engagements doivent se concrétiser au plus vite et nous invitons toutes les autres collectivités à élargir le périmètre, pour retrouver un air sain et donner un coup d’accélérateur à la mobilité durable.

Alors que le rapport du GIEC met en exergue l’impératif d’accélérer la sortie des énergies fossiles pour maintenir la hausse des températures à 1,5°C, nous appelons les villes à transformer l’essai, en planifiant dès aujourd’hui la fin de la circulation des véhicules essence et diesel d’ici à 2025. Seules quelques villes en France partagent aujourd’hui cette vision (Paris, Grenoble s’agissant surtout des véhicules lourds), alors que des projets ambitieux se multiplient en Europe pour sortir du diesel (Madrid, Francfort, Copenhague…).

Quant au gouvernement, il est indispensable qu’il complète son plan d’action (dans le projet de loi d’orientation sur les mobilités et le projet de loi de finance) en dégageant des moyens budgétaires supplémentaires. Cela permettra de développer les transports en commun, le ferroviaire et le vélo, en soutien aux collectivités. Il doit aussi mettre en cohérence la fiscalité sur le transport (gazole routier et prime à la conversion) et imposer aux constructeurs automobiles des améliorations sur les véhicules actuels et futurs, pour diminuer leurs émissions.

Le Réseau Action Climat et ses associations membres (WWF, Greenpeace, FNH, FNE, etc.) continueront de suivre de près ces progrès et les calendriers de mise en œuvre des zones à faibles émissions, dans toutes les villes exposées à la pollution.

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