Bilan d’une semaine de négociations climat à Genève

Réactions du Réseau Action Climat

Négociations sur les changements climatiques à Genève,
Négociations sur les changements climatiques à Genève,

Pendant les négociations de Genève, les pays se sont rapidement mis d’accord sur un texte qui servira de base à la négociation jusqu’à Paris.

Réaction Célia Gautier (Réseau Action Climat) :

Le plus dur reste à faire d’ici à la COP21 : se mettre d’accord sur une vision commune qui programme la fin des énergies fossiles et accélère le développement des énergies renouvelables. Les contributions des pays à l’accord de Paris, qui seront annoncées entre mars et juin, devront répondre à cet impératif et suivre les dynamiques citoyennes qui se multiplient en ce sens ».

Réaction de Sébastien Blavier (Greenpeace France) :

« Pour rester sous les deux degrés d’augmentation des températures, l’objectif global de long terme doit être d’atteindre 100% d’énergies renouvelables pour tous en 2050. Avant même les discussions internationales, chaque pays doit se mettre au travail, et François Hollande a rappelé que la France se devait d’être exemplaire. Résultat ? Le gouvernement risque d’avoir un bilan proche de zéro en termes de réalisations pour la transition énergétique, à moins de passer maintenant à l’action. Agir cela veut dire que d’ici mi 2016, ce sont au minimum 2 gigawatts d’éolien et autant de solaire qui devront être connectés au réseau si la France veut tenir ses engagements, de 23% de renouvelables en 2020 ».

Réaction de Pierre Cannet (WWF France) :

« Pour tenir l’engagement des 2°C de réchauffement, les pays doivent parvenir à un pic des émissions d’ici la fin de la décennie en accélérant leurs efforts nationaux, sans attendre l’accord de Paris en 2020. Les pays doivent intégrer cette urgence dans leurs discussions vers Paris. Par exemple, la France doit acter la fin immédiate des soutiens publics au charbon, et donner des moyens supplémentaires aux énergies renouvelables. Elle gagnerait en crédibilité pour réussir à mobiliser tous les acteurs, au cœur d’un véritable agenda responsable des solutions à la COP21 ».

Réaction de Romain Benicchio (Oxfam France) :

« La présidence française semble avoir intégré le besoin de crédibiliser politiquement l’engagement de mobiliser $100 milliards pris à Copenhague bien en amont de la COP21 en décembre. Dans ce contexte, La France doit prendre toute sa part dans l’effort nécessaire, notamment à travers l’adoption d’une Taxe sur les Transactions Financières européenne ambitieuse dont une partie significative des revenus serait allouée au climat, comme annoncé par le Président de la République au mois de janvier, ainsi qu’à la lutte contre les grandes pandémies ».

Plus d'actualités