Report de 10 ans de l’objectif nucléaire – Le gouvernement sous influence

Réaction à l'annonce du Premier ministre

Centrale nucléaire de Chooz
Centrale nucléaire de Chooz

Première annonce de l’ère post-Nicolas Hulot : En contradiction avec le programme d’Emmanuel Macron pendant la campagne électorale et alors que le nouveau ministre, François de Rugy, vient d’annoncer la Programmation pluriannuelle de l’énergie pour fin octobre, Edouard Philippe lui coupe l’herbe sous le pied en annonçant hier le report de l’objectif de 50 % de nucléaire dans le mix électrique français à l’horizon 2035, c’est à dire avec un décalage de 10 ans par rapport à l’échéance fixée dans la loi sur la transition énergétique votée il y a seulement 3 ans.

Le débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a pourtant clairement montré que, contrairement au lobby du nucléaire, les citoyens souhaitent que l’objectif de 50 % de nucléaire soit maintenu à 2025 ou différé à 2030 seulement[1].

Seule une baisse rapide et programmée précisément de la part du nucléaire permettra de laisser la place aux filières d’avenir créatrices d’emplois que sont l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Les ONG rassemblées au sein du Réseau Action Climat refusent que le gouvernement nous impose un immobilisme et une prolongation du risque nucléaire qui freineraient la transition énergétique attendue par les citoyens et la société.

[1] Les 400 citoyens tirés au sort formant le G400 ont indiqué à 44 % être en faveur d’un maintien l’échéance 2025 et à 18 % pour un report en 2030.

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