Réaction au Conseil des Ministres européens de l’Énergie

Les Ministres européens de l’énergie n’ont pas réussi à s’entendre sur des objectifs plus élevés d’énergies renouvelables et d’économies d’énergies 2030.

Les Ministres européens de l’énergie n’ont pas réussi à s’entendre sur des objectifs plus élevés d’énergies renouvelables et d’économies d’énergies 2030.

Dans ces négociations, le groupe des États les plus conservateurs, mené par la Pologne a reçu un soutien de taille : l’Allemagne. À travers de son Ministre de l’économie et de l’énergie, Peter Altmaier, elle s’est opposé à toute avancée sur la transition énergétique en Europe, soutenant ainsi l’industrie du charbon.

Plusieurs pays ont pourtant envoyé un signal clair pour accélérer la transition énergétique en Europe. C’est le cas de la Suède, du Portugal, ainsi que plus récemment de l’Espagne et l’Italie, mais également de la France, qui a défendu, à travers Brune Poirson, des objectifs plus élevés d’économies d’énergies (35 %) et de développement des énergies renouvelables (32 %) pour 2030. Après ce premier pas dans la bonne direction, la France doit désormais rallier plus de pays à une transition énergétique ambitieuse et exigeante. Elle doit également traduire cette ambition au niveau national, où elle affiche un très grand retard sur le développement des énergies renouvelables.

Les députés européens, quant eux, devront rester fermes face aux gouvernements dans cette dernière ligne droite afin de ne pas céder au chantage des États et défendre des objectifs à moins 35 % d’énergies renouvelables et 35 % de baisse de la consommation d’énergies pour 2030.

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