Plan de relance européen – sommet à haut risque pour le climat

Les 17 et 18 juillet, les Chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne reprennent les négociations pour tenter de décrocher un accord sur le plan de relance européen. Le Réseau Action Climat rappelle que ce plan doit être nettement amélioré pour être une opportunité de mettre l’Europe sur la voie de la transformation écologique.

Angela Merkel et Emmanuel Macron (c)  European Council
Angela Merkel et Emmanuel Macron (c) European Council

Les 17 et 18 juillet, les Chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne reprennent les négociations pour tenter de décrocher un accord sur le plan de relance européen. Au-delà des débats sur la répartition de l’enveloppe de 1850 milliards d’euros, dont 750 milliards d’euros nouveaux, entre les États-membres et sur la part de prêts par rapport aux dons, le Réseau Action Climat rappelle que ce plan est une opportunité de mettre l’Europe sur la voie de la transformation écologique et de la résilience, mais qu’il doit être nettement amélioré pour atteindre cet objectif.

Malgré le discours, la copie proposée par Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, est lacunaire sur le climat : rien ne garantit que les centaines de milliards d’euros du plan ne soient injectées dans la transition écologique. Pire, le plan de relance laisse la porte ouverte aux financements des énergies fossiles, risquant de provoquer un effet rebond sur les émissions qui nous enfermerait dans une trajectoire de réchauffement de plus de +3°C à +4°C.

Le Réseau Action Climat appelle donc le Président de la République, Emmanuel Macron, comme il s’y est engagé devant les citoyens de la Convention Citoyenne, à faire du climat la priorité en Europe. Il devra porter 3 améliorations clefs pour s’assurer que le plan de relance contribue à renforcer l’ambition climatique de l’Europe, et non à aggraver la crise environnementale :

  • Aligner les financements du plan de relance avec un objectif climatique européen plus ambitieux pour 2030 – l’objectif de 55 % de baisse des émissions de gaz à de serre prévu par le Green Deal est un minimum. L’Union doit les réduire de 65 % pour limiter le réchauffement global à +1,5°C.
  • Flécher 50 % des financements pour le climat et la biodiversité afin d’engager toutes les transformations nécessaires secteur par secteur.
  • Exclure tous les projets destructeurs pour le climat ou l’environnement comme les énergies fossiles, le nucléaire ou les extensions d’aéroports par exemple.
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