Nouveau rapport de l’AIE et de RTE : un mix électrique 100 % renouvelable en France, c’est possible

Le Réseau Action Climat accueille favorablement la sortie du rapport de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) et du Réseau de Transport d’Électricité (RTE) publié ce matin qui démontre la faisabilité technique d’un mix électrique fondé sur “des parts très élevées d’énergies renouvelables” en France, et ce à l’horizon 2050.

Le Réseau Action Climat accueille favorablement la sortie du rapport de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) et du Réseau de Transport d’Électricité (RTE) publié ce matin qui démontre la faisabilité technique d’un mix électrique fondé sur “des parts très élevées d’énergies renouvelables” en France, et ce à l’horizon 2050. Ce rapport s’ajoute à des études de plus en plus nombreuses (ADEME 2015, CIRED 2020) mettant en évidence la faisabilité et l’intérêt économique d’un avenir 100 % renouvelables. Alors qu’EDF fait du forcing pour construire de nouveaux réacteurs nucléaires EPR et prolonger le parc existant, le Réseau Action Climat demande à Emmanuel Macron de tenir sa promesse de ne pas décider de la construction de nouveaux réacteurs avant 2023, laissant ainsi le débat démocratique s’emparer de cette question.

Le rapport de l’AIE et de RTE complète donc les précédentes études et confirme qu’un mix électrique tendant vers le 100 % renouvelable est techniquement possible. Contrairement aux déclarations du Président de la République, la France n’a donc pas “besoin” du nucléaire, puisque de véritables alternatives sont possibles, qui n’engendreraient ni risque d’accident ni production de déchets radioactifs. De plus, le rapport publié aujourd’hui rappelle que, quel que soit le scénario choisi, il est nécessaire d’investir dans les énergies renouvelables, car c’est ce qui est le plus efficace et le plus rapide, notamment d’ici à 2030 (alors que le déploiement du nucléaire prend entre 10 et 19 ans en moyenne, selon le GIEC), ainsi que dans le réseau de façon plus générale.

La décision politique sur l’évolution du mix électrique en France doit donc émaner d’un débat de société démocratique, et ne pas être accaparée par quelques acteurs, ce tant sur la production que sur la consommation et les usages. Depuis 10 ans, chaque débat démocratique sur la politique énergétique (notamment lors du débat public sur la Programmation Pluriannuelle de l’énergie) a démontré une volonté de développer plus de sources d’énergies renouvelables et moins de nucléaire. Le statu quo n’est plus possible : le parc nucléaire vieillit et même maintenir 50 % de nucléaire exigerait des investissements extrêmement lourds. Il serait donc démocratiquement inacceptable qu’une décision de relance du nucléaire, qui freinerait le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, soit prise sans mandat des Français.es.

Le Réseau Action Climat demande à ce que l’État respecte ses obligations européennes et ses engagements nationaux et qu’il rattrape son retard – de près de 6 points de pourcentage en 2020 pour ce qui est de la part de la consommation d’énergie satisfaite par les énergies renouvelables. L’État doit le faire en répondant aux attentes des citoyens, c’est-à-dire en favorisant les projets d’énergies renouvelables avec un fort ancrage territorial et générateur d’emplois locaux.

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