Les trains de nuit vers l’Europe renaissent… sans la SNCF
La reprise de la liaison ferroviaire nocturne entre Paris et Berlin envoie un signal positif, mais reste fragile suite à l'arrêt de tout soutien public de la part du gouvernement français

Jeudi 26 mars, la coopérative belgo-néerlandaise Europan Sleeper fera circuler son premier train de nuit entre Paris et Berlin, avec des arrêts intermédiaires à Aulnoye (Hauts de France), Mons, Bruxelles, Liège et Hambourg (à partir du 13 juillet 2026). Le train, qui circulera 3 jours par semaine, offre un complément pertinent au TGV de jour entre Paris et Berlin qui rencontre un immense succès avec un taux de remplissage autour de 90% malgré les 8h20 de trajet.
Ce lancement marque le retour des trains de nuit internationaux en France, quelques mois seulement après que le gouvernement français ait stoppé brutalement la subvention aux liaisons Paris-Vienne et Paris-Berlin, opérées par la SNCF, la DB (Allemagne) et ÖBB (Autriche).
Pour le Réseau Action Climat, cette annonce confirme la demande pour des alternatives à l’avion sur les longues distances :
“Les trains de nuit permettent de parcourir 1000 km en 1h (30 minutes pour s’endormir, 30 minutes pour se réveiller), tout en économisant une nuit d’hôtel. La demande est là, mais l’offre n’est pas du tout à la hauteur”, souligne Alexis Chailloux, responsable transport du Réseau Action Climat.
Le nouveau président de la SNCF, Jean Castex, affirmait lors de son audition au Sénat le 15/10/25 : “Les trains de nuit constituent pour moi une longue histoire, je ne découvre pas le sujet, et j’entends que nous ayons des ambitions à ce sujet”. En lien avec cette déclaration, le Réseau Action Climat appelle la SNCF et le gouvernement à changer d’échelle, et à relancer sans attendre des lignes structurantes comme Paris-Vienne.
Sans impulsion politique forte, le retour des trains de nuit restera limité, malgré un intérêt croissant des voyageurs.
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