Réduction des émissions de CO2 des véhicules : notre réaction

Réaction du Réseau Action Climat.

Au lendemain de la COP24 et au bout de longues heures de négociations, les Etats membres de l’Union, le Parlement, et la Commission européenne, ont trouvé un accord sur les futures normes de réduction des émissions de CO2 des véhicules légers qui s’appliqueront après 2020. Cet accord, qui acte une trajectoire de réduction des émissions pour les voitures de 15 % en 2025 et 37,5 % en 2030, – et seulement 31 % pour les camionnettes ; associée à des seuils cibles de ventes optionnels de véhicules électriques ou hybrides de 15% et 35%, reste très insuffisant face aux efforts requis pour respecter l’accord de Paris. Il est également largement affaibli par l’absence de réelle prise en compte des émissions en conditions réelles de conduite avant 2030.

Le Réseau Action Climat et ses associations déplorent l’évolution de la position française qui a concédé aux constructeurs des dérogations allant à l’encontre de son niveau d’ambition initial, et de l’intérêt des citoyens français et européens.

La sortie accélérée des énergies fossiles dans les transports reste un impératif climatique, sanitaire, et de pouvoir d’achat. Au-delà de l’impérieuse nécessité de diversifier les moyens de transports, il reste donc urgent pour la France d’obliger les constructeurs à prendre de réelles mesures de transition pour la mise sur le marché de véhicules beaucoup plus économes en énergie et moins polluants. La France doit prendre ses responsabilités dans le cadre de la future loi d’orientation des mobilités en gravant dans le marbre la fin de ventes des voitures diesel et de l’essence et ce à horizon 2030, et afin de tenir les engagements pris lors de l’accord de Paris de limiter la hausse des températures à 1,5 °C autant que possible.

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