Dernière chance pour Emmanuel Macron de décrocher un accord sur l’ambition climatique européenne

Le Sommet européen des 10 et 11 décembre est la dernière chance pour les Chefs d’État et de gouvernement européens, dont Emmanuel Macron, de fixer une nouvelle ambition climatique en Europe pour 2030.

drapeau de l'union européenne
drapeau de l'union européenne

Le Sommet européen des 10 et 11 décembre est la dernière chance pour les Chefs d’État et de gouvernement européens, dont Emmanuel Macron, de fixer une nouvelle ambition climatique en Europe pour 2030. A la veille des 5 ans de l’Accord de Paris et alors que la Chine et les Etats-Unis reviennent dans le jeu climatique, l’Europe ne peut pas rester sur la touche. Pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C, elle devrait baisser ses émissions de 65 % d’ici à 2030.

Le Réseau Action Climat appelle Emmanuel Macron à tout faire pour décrocher un accord ambitieux sur le nouvel objectif climatique européen pour 2030. Il doit prouver que la France est prête à prendre sa juste part à l’ambition climatique européenne en se fixant elle-même l’objectif de baisse des émissions d’au moins 55 %. Il est trop facile de reporter les efforts de la transition sur d’autres pays comme la Pologne ou l’Allemagne.

Pour impulser un consensus européen sur le climat, le Réseau Action Climat demande également au Président de la République d’éviter de semer la division au sein des pays ambitieux en cherchant à promouvoir le nucléaire en Europe. Cela ne ferait qu’entretenir un conflit contre-productif, mettant à risque un accord ambitieux sur le climat.

Enfin, le Réseau Action Climat appelle la France à garantir l’intégrité de l’objectif en rejetant l’inclusion des forêts et des sols dans son calcul. Dans sa proposition, la Commission européenne compte sur l’absorption du CO2 par les forêts et les sols pour atteindre nos objectifs climatiques. Mais une vraie ambition pour le climat consiste en une réduction réelle des émissions dans tous les secteurs d’activités. Cela avant de prendre en compte la capacité d’absorption de notre écosystème. Un objectif de baisse d’au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 incluant les forêts et les sols ne serait qu’une ambition en trompe l’œil. La Commission, elle-même, reconnaît que cela signifierait une baisse réelle des émissions de 50-52 % seulement.

Plus d'actualités