COP25, épisode 4 : la transition énergétique

3 questions à Josep Nualart Corpas, chercheur pour l’Observatori del Deute en la Globalització en Espagne.

Pourquoi participez vous à la COP25 ?

En tant que chercheur de l’ODG et suite à une décision collective au sein de notre équipe, il nous semble nécessaire d’être ici à la COP25 à Madrid pour suivre l’évolution des négociations et pour connaître les lignes directrices à suivre à partir de 2020. Nous sommes aussi présents pour rappeler qu’il n’y a pas seulement un sommet officiel. Il y a aussi un sommet social pour le climat, qui rassemble les différentes organisations et collectifs du monde entier mobilisés face à l’urgence climatique.

Quel est le principal problème que vous souhaitez résoudre ?

Nous sommes confrontés au défi du financement de la transition énergétique, et nous ne pouvons pas, nous ne devons pas le laisser continuer ainsi. C’est-à-dire un financement basé sur un modèle « Big – Big – Big », qui repose sur : de grands projets, de grandes entreprises et de gros investissements. Ce modèle a conduit à la financiarisation des droits fondamentaux ou des biens communs, comme l’eau ou l’énergie.

Comment faire changer les choses ?

Le modèle actuel est basé sur des partenariats publics – privés, c’est-à-dire que des organisations privées cherchent à tirer profit des services publics de base. Ce que nous proposons, ce sont des collaborations publiques – communautaires, c’est-à-dire de cesser de favoriser un modèle « Big – Big – Big » et commencer à travailler à des échelles plus petites (par exemple l’échelon municipal ou local). Ce modèle serait fondé sur un transfert vers l’échelon local, avec une interaction entre les collectivités locales et les mouvements sociaux.

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