COP25, épisode 1 : les enjeux en vidéo

3 questions à... Lucile Dufour, du Réseau Action Climat.

Pourquoi participez-vous à la COP25 ?

Aujourd’hui, je vais à la COP25 parce qu’il est urgent de limiter le réchauffement climatique. L’année dernière, en 2018, on a encore battu des records d’émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, avec 55,3 milliards de tonnes de CO2. Concrètement, on est toujours sur une trajectoire de réchauffement de 3° C, alors que l’Accord de Paris nous dit qu’il faut le limiter à 1,5° C.

Quel est le principal problème que vous souhaitez résoudre ?

Le problème c’est que les pays du G20, comme la Chine et les pays de l’Union européenne, ne font pas assez. Ils sont responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial et ils doivent adopter de nouveaux objectifs bien plus ambitieux en 2020. Par exemple, l’Union européenne, qui aujourd’hui a un objectif de réduction de ses émissions de 40 % pour 2030, devrait aller jusqu’à 65 % de réduction, pour être compatible avec l’Accord de Paris.

Comment faire changer les choses ?

Cette COP25 est très importante car elle doit préparer l’année 2020. Concrètement, les pays vont devoir répondre à trois défis. Le premier, c’est d’expliquer comment ils comptent appliquer dès l’année prochaine des politiques climatiques bien plus ambitieuses pour respecter l’Accord de Paris. Le second, c’est de concilier ces politiques avec la lutte contre contre les inégalités sociales, car ce sont deux phénomènes très liés, auxquels il faut trouver des réponse politiques communes. Enfin, et c’est très important à la COP25, les pays devront faire en sorte que les principes de l’Accord de Paris, ne soient pas mis à mal par une poignée d’Etats. Par exemple, les marchés, carbone, qui vont être discutés à la COP, ne doivent pas permettre de créer une brèche irréparable dans l’AP, ou de bafouer les droits des populations locales.

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