Ces communes qui font de la transition écologique un atout pour leur territoire
Agriculture, mobilités, énergie, aménagement du territoire, environnement, participation citoyenne, consommation publique responsable : ces communes qui montrent la voie pour des pratiques durables et inclusives.

Les 15 et 22 mars, nous élirons nos conseils municipaux et nos maires, qui pendant 6 ans définiront la vie de notre commune : comment elle sera aménagée, quels services y seront développés, maintenus ou supprimés, ce que nos enfants mangeront à la cantine et à quel tarif, comment nos paysages seront préservés, etc.
En 6 ans, de nombreux aspects de notre vie quotidienne peuvent changer pour le mieux. Le Réseau Action Climat propose de découvrir 8 communes et 2 intercommunalités qui se sont embarquées dans une véritable métamorphose, avec un gain de qualité de vie pour leurs habitants. Agriculture, mobilités, énergie, aménagement du territoire, environnement, participation citoyenne, consommation publique responsable : elles montrent la voie pour des pratiques durables et inclusives.
Agriculture
La commune de Vesoul (Haute-Saône) met à disposition des terrains en centre-ville pour le développement de l’agriculture urbaine participative par les citoyens. Le Pays Vesoul-Val de Saône accompagne la démarche en identifiant le foncier disponible en partenariat avec les communes, et les noyaux de citoyens qui souhaiteraient s’impliquer dans la démarche.
Mobilités
Lyon (Rhône, 69) et Tours (Indre-et-Loir, 37) réduisent la place de la voiture dans tous leurs quartiers. Les deux villes déploient ainsi des rues aux enfants, interdites aux véhicules motorisés, aux abords des écoles. Elles développent également des infrastructures cyclables et piétonnes qui remettent ces modes au cœur de la mobilité urbaine (pistes cyclables, vélorues, cheminements piétons sécurisés).
Energie
Montigny-en-Arrouaise, dans l’Aisne (02) a construit une communauté énergétique : tous les bâtiments municipaux, ainsi que plusieurs maisons privées, ont été équipés de panneaux solaires, fournissant de l’énergie pour les activités municipales et la consommation individuelle. L’énergie excédentaire est soit vendue à moitié prix, soit fournie gratuitement à d’autres habitants, en particulier aux habitants défavorisés.
À Fourmies (Nord), marquée par le chômage et la précarité, la mairie a fait de la commune un laboratoire de la «troisième révolution industrielle». Pour atteindre son objectif de rendre la ville autonome en énergie d’ici à 2050, elle déploie panneaux solaires, réseau de chaleur et rénovations de bâtiments.
Environnement et biodiversité
La “ville-éponge” d’Elne (Pyrénées-Orientales, 66), touchée par des épisodes de sécheresse qui s’intensifient, installe dans le centre-ville des potagers urbains à la place des parkings. Les citoyens sont invités à organiser leur entretien. La commune a également créé un comité citoyen de l’eau, chargé d’établir les prochaines zones à désartificialiser.
Aménagement du territoire
La commune de Saint-Médard-en-Jalles (Gironde, 33) s’est dotée d’un projet de préemption au titre des espaces naturels sensibles, ce qui lui permet d’être prioritaire sur l’achat de parcelles et de pouvoir les sanctuariser.
À Argentan (Orne), le maire a mis en place une vraie stratégie de transformation du territoire :
- Développement d’une stratégie ENR qui devrait permettre à la ville d’être autonome en énergie d’ici 2030
- Objectif de produire 80% des légumes des cantines scolaires d’ici 2028
- Animation d’une Université populaire des transitions
Participation et démocratie
Marseille (Bouches-du-Rhône, 13) anime une Assemblée citoyenne du Futur pour co-construire des propositions pour la ville. La première promotion a été saisie sur les thèmes suivants :
- sobriété et partage des usages de l’eau
- tourisme et loisirs durables.
Elle s’est également autosaisie sur deux dossiers : démocratie participative, éducation civique et citoyenne : ville-nature.
Commande publique et consommation responsable
Courbevoie (Hauts-de-Seine, 92) fait figure de fer de lance dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Elle a mis en place une charte, signée progressivement par les Ehpad, les supermarchés, les hôpitaux, la restauration collective et les commerces de bouche, les marchés aux comestibles et l’hôtellerie-restauration sur le territoire de l’EPT Paris Ouest-La Défense. La ville déclare avoir sauvé 500 000 repas entre 2020 et 2025.
Les intercommunalités, des acteurs-clés pour les politiques locales
Les conseillers municipaux que nous nous apprêtons à élire représenteront notre commune dans l’intercommunalité (qu’elle ait la forme d’une communauté de communes, d’une communauté urbaine, d’une communauté d’agglomération ou encore d’une métropole). Cet échelon moins bien connu est pourtant décisionnaire de nombreuses politiques de notre bassin de vie. Quelques exemples.
Le PLUi de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor, 22) vise a atteindre le zéro artificialisation nette d’ici 2050, en diminuant par deux sa consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers et en sanctuarisant les zones humides.
La Communauté de Communes Saône-Beaujolais (CCSB), dans le Rhône (69), a reçu le titre de Capitale de la Biodiversité après avoir été Territoire Engagé pour la Nature. Ces reconnaissances ont été acquises notamment grâce à son Marathon de la biodiversité, lancé en 2017 et qui consiste à restaurer ou créer 42 km de haies et 42 mares pour préserver les continuités écologiques. Cette idée de Marathon a ensuite été reprise et diffusée largement ; la marque a été déposée à l’INPI et la Région Auvergne Rhône-Alpes y est aujourd’hui associée, pour apporter un soutien financier aux collectivités qui souhaitent se lancer dans cette démarche. Aujourd’hui la CCSB travaille sur le développement de sa trame noire en prévoyant une extinction de toutes les communes et travaille également sur la préservation des zones humides.
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