Transports de marchandises et climat : Ségolene Royal doit revenir sur l’abandon du projet d’autoroute ferroviaire atlantique

Après l’annulation de l’écotaxe poids-lourds, le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie et du Développement durable s’enfonce en annulant le projet d’autoroute ferroviaire pour le transport de marchandises entre le Nord-Pas-de-Calais et les Landes.

Segolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.
Segolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.

Inscrit dans les engagements du Grenelle et au rang de priorité par le gouvernement jusqu’à maintenant, ce projet aurait pu rapporter plus d’un milliard d’euros par an pour les modes de transports alternatifs à la route et devait permettre de transporter environ 85 000 camions sur les rails chaque année – une contribution plus que nécessaire alors que la part du fret ferroviaire stagne en-dessous de 10%, loin de l’objectif de la loi Grenelle d’augmenter la part des modes non routier à 25% d’ici à 2022.

Au lendemain de la mise en demeure de la France par la Commission européenne sur la pollution de l’air, le gouvernement choisit donc de favoriser le mode routier, très émetteur de particules fines et d’oxydes d’azote, déjà avantagé par de multiples décisions pro-route du gouvernement, prises à l’encontre de l’objectif national de réduire, entre 2009 et 2020, de 20% les émissions de gaz à effet de serre des transports, étape indispensable pour atteindre le facteur 4.

QUELLE EXEMPLARITÉ AVANT LA COP21 ?

Pour Lorelei Limousin, responsable des politiques transports climat, « Alors que le gouvernement se targue de l’exemplarité de la France à quelques mois de la COP21, la Ministre de l’Écologie et de l’Énergie doit absolument revenir sur cette décision pour honorer ses engagements et faire du report modal vers le transport ferroviaire une priorité ».

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